Je me souviens petite, regarder mon grand-père assis dans son garage, entouré de bois pelés et d’écorces qui jonchaient le sol. Je ne savais pas à l’époque que c’étaient des éclisses de noisetier, ni qu’il fabriquait des paniers. Mais je sentais déjà que ce qu’il faisait avait de la valeur.
Aujourd’hui, j’ai d’ailleurs gardé quelques-uns de ses paniers précieusement, et il y a quelque temps, j’ai retrouvé un panier inachevé dans son grenier. Je me suis dit que le terminer serait une façon de me relier à lui et à sa pratique de la vannerie.
Malheureusement, il ne m’a jamais transmis son savoir. Quand l’envie d’apprendre la vannerie m’a prise, j’étais déjà adulte, et il n’était plus là. Alors, j’ai commencé à apprendre seule, en créant des petits paniers et des sous-plats en vannerie spiralée, avec des épines de pin ou de la massette. Plus tard, j’ai pris des cours pour travailler l’osier.
La vannerie est entrée dans ma vie comme une évidence, un mélange parfait entre mon amour pour la nature et pour l’art.
Aujourd’hui, j’ai créé mon association, « Graines de Sauvages« , dans laquelle je suis facilitatrice en connexion à la Nature. Je facilite des ateliers pour reconnecter les enfants et les parents à la Nature, mais aussi entre eux et à d’autres familles.
Les ateliers de vannerie que je propose ne sont pas des cours techniques classiques. On y vient pour être ensemble, pour se relier au vivant, pour tisser des liens entre nous, et avec ce qui nous entoure. Bien sûr, on y apprend à tisser, on découvre des plantes et des techniques… mais l’essentiel, c’est le lien qui se crée, entre nous et avec la Nature.
J’aime particulièrement la vannerie sauvage : partir à la rencontre des plantes, les cueillir, les préparer, savoir d’où elles viennent… Et en même temps, j’aime aussi l’idée de cultiver mon propre osier, local, pour tisser et fournir, des plantes que je connais, que j’ai vu grandir et de participer au développement de la filière osier en Gaume et en Ardenne. C’est pour ça que je me lance dans l’osiériculture. Comme pour les plantes aromatiques que je cultive, j’aime l’idée de faire pousser ce que j’utilise.
La vannerie, pour moi, c’est une façon de rester ancrée, de garder un lien avec la terre et avec les autres.
Alors, à très vite pour tisser ensemble, des plantes… et des liens !








