Je m’appelle Nathalie Grégoire. Habitant dans les Ardennes belges (Nassogne), je suis la créatrice des Mam’Zelles Vannerie.
Ma rencontre avec la vannerie a été un véritable coup de foudre ! Pour moi, ce contact avec une matière à la fois souple et résistante que l’on doit guider avec le juste doigté pour que le brin se ploie sans plier a été une véritable révélation ! La magie de donner forme à un tas de branches m’a directement fascinée.
Depuis mes débuts, je n’ai eu de cesse d’apprendre de nouvelles façons de tresser l’osier. Mais quel parcours de combattant que de trouver des personnes compétentes, disposées et disponibles pour transmettre… Il y a très peu de vanniers professionnels en Belgique. Je me suis vite tournée vers la France et l’Université de la vannerie de Fayt-Billot et la Coopérative de Villaines-les-Rochers pour parfaire mon savoir et diversifier les techniques. La rencontre et le partage avec des vanniers professionnels m’a permis de vite progresser.
Un autre aspect de la vannerie qui m’intéresse, c’est la culture de l’osier : l’osiériculture.
Comment pousse l’osier ? D’où viennent ses couleurs variées ? Comment fait-on de l’osier blanc ? Autant de questions qui m’ont poussées à faire des recherches et à visiter des exploitations en Belgique et en France. J’ai ainsi pu avoir de nombreuses réponses à mes questions mais j’ai également pu me rendre compte, à mon grand étonnement, que chez beaucoup de producteurs de grande envergure, les champs d’osier subissaient de nombreuses pulvérisations pour lutter contre les ravageurs… Moi qui pensais travailler une matière 100% naturelle et contribuer, à mon échelle, à la campagne zéro déchets… J’ai vite déchanté…
Qu’à cela ne tienne ! Nous avons acheté un terrain en zone agricole, j’y ai planté deux mille pieds de saule et crée un petit salicetum (petit arboretum de saules) afin d’étudier les variétés qui se portent le mieux dans le sol ardennais.
En parallèle, j’ai rencontré Serge Mazaud, un osiériculteur-vannier français qui a une exploitation en bio. Il m’a expliqué comment il travaillait sans produit phyto, juste avec des purins de plantes et des huiles essentielles. Et c’est en suivant ses conseils avisés que je produis maintenant mon propre osier.
J’aime transmettre, à mon tour, mon savoir-faire au travers de cours, stages et d’ateliers. Cela me permet également de faire de belles rencontres !
Envie d’en savoir plus sur mon travail ? Rendez-vous sur https://youtu.be/-7-D2_UNiD0




