La coupe et la remise en sève

Pour l’osier blanc comme pour l’osier brut, la coupe se fait en général en hiver (décembre à février), lorsque la sève est descendue et que la plante est au repos.
On coupe les brins à ras de souche, on les trie par longueur et par diamètre, et on les met en bottes.

En général, on garde les osiers un mois à l’abri avant de relancer la montée de sève en les déposant dans le routoir. Pendant ce mois, s’il fait très sec, on peut de temps en temps arroser les pieds des brins. La durée pendant laquelle on garde l’osier avant de le mettre à l’eau dépend en partie de la météo. Il faut à tout prix éviter que l’eau ne gèle.

La remise en sève : Au printemps (en général mars–avril), on va provoquer la remontée de sève artificiellement pour pouvoir écorcer facilement. Pour cela, on met les bottes d’osier debout dans l’eau, dans un bassin (le routoir), une mare, un ruisseau ou un bac, avec 10 à 20 cm d’eau environ. Durée : en général 1 à 3 semaines selon la température, l’épaisseur des brins et la variété de saule. Buts : relancer la circulation de sève et décoller l’écorce du bois. A ce stade, des racines et parfois des bourgeons apparaissent. C’est normal et même recherché : c’est le signe que la sève est bien remontée et que l’écorce va se détacher facilement.

L'écorçage (ou pellage)

Quand la sève est bien remontée, on écorce les brins à l’aide d’un outil appelé pèle-osier, pelloir ou ciroir, laissant apparaître le bois clair : c’est l’osier blanc. Cette opération se fait brin par brin, à la main ou à l’aide d’une machine spécialisée si les brins sont très nombreux.

Le séchage et le trempage

Une fois écorcé, l’osier blanc est mis à sécher à l’air, à l’abri de l’humidité et du soleil direct. Il devient alors rigide.

Avant le tressage, on doit réhydrater l’osier blanc en le faisant tremper quelques heures jusqu’à ce qu’il redevienne souple

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